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CONSCIENCE CONGOLAISE 
 
 
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VIE DE MON PAYS

 
Code du Dirigeant Congolais 
 
Le but de ce code est d’asseoir un cadre de travail approprié permettant de prévenir les différents abus qui se sont érigés en normes et mode de vie au sein de la classe dirigeante Congolaise. Ce code comporte un ensemble de dispositions dont le principe directeur est “ Plus vaste est le pouvoir, plus haut doit être le garde-fou ”. 
 
Le garde-fou consiste en des incapacités et des obligations juridiques pour les personnes appelées à gérer la chose publique. Il s’agit d’un dispositif de sécurité élaboré afin de garantir la bonne marche des institutions publiques. Celle-ci, donc la bonne marche des institutions publiques, aura un impact réel et puissant sur les autres secteurs de la vie nationale et l’atmosphère socio-politico-économique du pays en sortira assainie .  
 
Article premier : Les postes de responsabilité sont répartis en trois grands groupes au sein de l’appareil Etatique ; 
Premier groupe : Président de la République 
Vice –Présidents ou Premier Ministre 
Ministres et Vice - Ministres 
Secrétaires d’ Etat 
Députés et Sénateurs 
Gouverneurs et Vice- Gouverneurs de province  
Deuxième groupe : Président Délégué Général 
Administrateur Général (tous) 
Tous les autres membres des Comités Directeurs 
 
Troisième groupe : Directeur et secrétaires Généraux 
Directeur 
Chef de Division 
Chef de Bureau 
 
En ce qui concerne le premier groupe 
 
Article deux :Pour chaque poste de ce groupe les dispositions qui s’appliquent à la fonction , s’appliquent aussi aux conseillers ,directeurs de cabinet , directeurs de cabinet adjoints et envoyés spéciaux.  
 
 
 
Article trois :Pour chacun des membres de ce groupe ; 
Avant l’exercice effectif de la fonction, il doit déclarer à la cour de compte la valeur de ses biens (meubles et immeubles) avec précision sur ceux qui sont à l’étranger et ceux qui sont au pays. Cette déclaration se fait avant l’élection pour le président, les députés et sénateurs ainsi que tous ceux qui accèdent à leur fonction par élection. 
 
Une fois établie dans les fonctions aucun nouveau compte ne peut être ouvert à l’étranger. tous les comptes préexistants ne peuvent plus être alimentés avec des fonds provenant du pays. 
Aucun investissement à l’étranger ne peut être opéré. 
Seuls peuvent alimenter les comptes bancaires de l’étranger les fonds provenant de l’extérieur du pays. 
L’incapacité d’investissement à l’étranger est global ; elle frappe l’époux et l’épouse quelque soit le régime matrimonial. 
Tout don (reçu ou donné) doit être déclaré. Pour les dons reçus, il y a obligation de préciser le donateur. Pour ceux offerts il y aussi obligation de déterminer le donataire. 
L’état des avoirs est communiqué à la cour des comptes et il est publié au journal officiel chaque fois qu’il y accroissement ou diminution d’au moins cinq pour-cent. 
Deux mois avant la fin de l’exercice budgétaire et avant l’adoption d’un nouveau budget, une expertise générale s’effectue sur les avoirs de chacun. 
Article quatre : trois mois avant la fin du mandat de chacun des membres de ce groupe , un audit est effectué sur l’ensemble de ses avoirs. 
 
Article cinq :Tout changement de parti politique est interdit aux députés et sénateurs une fois élus, sous peine de perdre le siège au parlement ou au sénat ou même de révocation du Gouvernement.  
 
 
En ce qui concerne le deuxième groupe 
 
Article six : Une fois nommés, au plus tard dans les deux mois qui suivent la nomination, les membres du deuxième groupe déclarent à la cour des comptes la valeur de leurs avoirs, faute de quoi leur nomination devient caduque. 
Tout investissement à l’étranger est proscrit durant le mandat à la tête de l’entreprise publique ou de l’entreprise mixte. 
 
L’incapacité est globale ou particulière ; globale lorsque l’époux (l’épouse) d’un membre du deuxième groupe et son épouse (époux) sont régis par le régime de la communauté des biens ou de la communauté des biens réduits aux acquêts. 
L’incapacité est relative lorsque l’époux (épouse) d’un membre du deuxième groupe et son épouse (époux) sont régis par le régime de la séparation des biens. Ainsi suivant le cas l’époux ou l’épouse n’est pas frappé d’incapacité. 
Mais seulement tout don entre époux doit être déclaré. 
Toute ouverture d’un nouveau compte bancaire à l’étranger ainsi que l’alimentation des anciens comptes durant le mandat sont proscrites. 
 
En ce qui concerne le troisième groupe 
 
Article sept : Chaque membre de ce groupe est tenu de remplir un formulaire de déclaration de ses avoirs (biens meubles et immeubles) au Tribunal de Grande Instance du ressort de son employeur. 
Article huit : Toute augmentation des avoirs de 20 pour-cent doit être déclarée et démontrée au Tribunal de Grande Instance. 
 
Dispositions générales 
 
Article neuf : Pour des raisons de moralité aux postes de responsabilité l’entretien des concubines est proscrit. Tout cas avéré est puni de suspension et de révocation en cas de récidive.  
 
Article dix : Les marques de voitures de fonction, uniformisées par catégorie de fonction, doivent être fournies par une commission nationale d’éthique (CNE).  
 
Article onze : Sans préjudice des avantages reconnus et explicitement décrits pour chaque fonction, Chaque membre de chacune des catégories susmentionnées n’a droit qu’à son salaire. Il lui est interdit de bénéficier ou de se créer des avantages pour lui, pour sa famille ou pour son entourage.  
 
 
ROBERT YANDA 
 
 
 
 
 
HISTOIRE DE LA RDC 
 
 
De l'État Indépendant du Congo à Kabila 
23 février 1885 : reconnaissance de l'Etat indépendant du Congo comme propriété privée de Léopold II, roi des Belges.  
27 décembre 1886 : création par Léopold II de la Compagnie du Congo pour le Commerce et l'Industrie. C'est le début de l'exploitation systématique coloniale.  
19 juin 1900 : création par Léopold II du Comité Spécial du Katanga. C'est l'origine de la sécession katangaise.  
18 octobre 1908 : cession du Congo à l'Etat belge, promulgation de la Loi sur le Gouvernement du Congo belge dite Charte coloniale.  
26 juin 1943 : sous l'impulsion des puissances anticoloniales, la Charte de San Francisco, constitutive de l'ONU, assure "la primauté des intérêts des peuples colonisés sur ceux des nations colonisatrices" et réclame "la prise en compte des aspirations politiques des peuples colonisés et notamment de leur éventuel désir d'indépendance que doit satisfaire le colonisateur."  
Octobre 1954 : présentation du Plan de Trente Ans pour l'Emancipation Politique de l'Afrique Belge de Jeff van Bilsen. Le plan propose de franchir "la grande étape de l'autonomie intérieure" "avec l'Europe (...) dans des formules de coopération et d'intégration.  
1957: des "consultations populaires" furent organisées à Kinshasa (Léopoldville), Lubumbashi (Élisabethville), Likasi (Jadotville) pour désigner les édiles communaux. Le mot d'ordre du colonisateur était : "des consultations populaires mais pas d'élections" (Cf. H. Galle et Y. Thanassekos, Le Congo, de la découverte à l'indépendance,Ed. J.-M. Collet, 1983.).  
Janvier 1960 : la Table ronde se tient à Bruxelles à la demande des congolais  
Mars 1960 : le parlement belge examine la Constitution provisoire du Congo, la Loi Fondamentale, qui était une loi belge ordinaire. Il faut y voir la source des problèmes chroniques de la légitimité du pouvoir au Congo qui deviendra Zaïre. Pour les Belges la Loi fondamentale est une disposition transitoire, elle ne précise pas la forme du futur état. Jusqu'à la désignation du chef de l'Etat, le roi des Belges garde ses pouvoirs de la Charte coloniale de 1908.  
Mai 1960 : élections législatives remportées par le MNC-Lumumba avec 33 sièges sur 137. Aucune majorité gouvernementale ne peut être dégagée.  
23 juin 1960 : le déblocage est levé par la victoire du candidat lumumbiste à l'élection de la présidence de la Chambre des représentants. Le roi nomme Lumumba Premier ministre, il obtient la confiance des Chambres. Élection de Kasa-Vubu à la présidence de la République aux suffrages des deux Chambres réunies.  
30 juin 1960 : indépendance du Congo avec comme cadre constitutionnel une loi fondamentale provisoire (quel est le Zaïrois d'aujourd'hui qui aurait accepté cela ?); Lumumba est révoqué après quatre mois, en septembre 1960. L'ingérence néo-coloniale se manifeste.  
11 juillet 1960 : sécession du Katanga avec Moïse Tshombe. Survenant un mois après l'indépendance, cette entreprise était inévitable en l'absence de définition de la forme du nouvel Etat congolais, elle est financée par certains milieux belges en représailles à l'évocation de la question de la rétrocession au Congo des avoirs du Comité Spécial du Katanga.  
13 juillet 1960 : Lumumba rompt les relations diplomatiques avec la Belgique et fait appel à l'ONU pour réduire la sécession katangaise.  
16 juillet 1960 : en réponse à l'ingérence belgo-américaine dans les affaires congolaises, le président Kasa-Vubu et le Premier ministre Lumumba adressent un télégramme au président de l'URSS, N. Kroutchev,  
8 août 1960 : sécession du Kasaï menée par Albert Kalondji. C'est la fin de la brève unité nationale.  
19 septembre - 9 février 1961 : coup de force de colonel Mobutu et installation du Collège des Commissaire. Des jeunes intellectuels congolais, particulièrement inexpérimentés, prennent la direction du pays. Arrestation de Lumumba.  
17 janvier 1961 : Assassinat de Lumumba suspecté de penchants communistes.  
9 février 1961 : gouvernement provisoire Joseph Iléo. C'est la période des trois pouvoirs : Kinshasa (Léopoldville), Kisangani (Stanleyville) où, déjà à partir de 1960, Antoine Gizenga règne sur sa République Populaire du Congo avec son Armée Populaire de Libération, et Lubumbashi (Elisabethville) avec Tshombe sans négliger la dissidence de Jason Sendwe au Nord Katanga.  
août 1961 : mise en place du gouvernement Cyrille Adoula. Ce gouvernement, des plus responsables, tente malgré l'inexpérience de ses membres de mettre en place un État de droit mais doit faire face au problème katangais et aux troubles provinciaux.  
décembre 1962 : fin de la sécession katangaise.  
janvier 1964 : début de l'insurrection muleliste.  
30 juin 1964 : fin de la première législature congolaise. Adoula se retire de la scène politique "dans le souci de créer un précédant conforme aux meilleurs traditions de démocratie."  
juillet 1964-août 1964 : Moïse Tshombe remporte les élections et entame à l'aide de ses "gendarmes katangais" la pacification du pays agité par des guerres civiles, avec l'appui de l 
 
LA CONSCIENCE COLLECTIVE  
 
La République Démocratique du Congo vient d’entamer sa transition qui doit en principe prendre deux ans. La fin de la transition sera sanctionnée par l’organisation des élections qui, espérons –le , feront entrer notre grand pays dans le concert des nations réellement démocratiques. Mais il y a une crainte qui s’alourdit au fil du temps et dont les conséquences risquent d’être catastrophiques. En effet, la République Démocratique du Congo traverse une crise multidimensionnelle dont le pic est l’absence d’un leadership à même d’imprégner un mouvement neuf à ce grand navire qu’on appelle Congo. La République Démocratique du Congo dont le poids sur la scène internationale ne représente que l’ombre d’elle-même et dont la scène politique interne ressemble à un film sans véritable meneur a besoin d’une nouvelle génération de leader.  
 
Le salut du Congo passe par sa capacité à se doter d’une nouvelle classe de dirigeants suffisamment armés de valeurs morales et à mesure de se dépasser afin que chacun des actes posés soit une réponse aux aspirations profondes du peuple. Qu’il me soit permis de dire une chose qui peut paraître non fondé et même absurde aux yeux de certain mais dont la véracité est incontestable, c’est que même les élections démocratiques ne peuvent pas sauver le Congo. 
 
Pourquoi puis-je affirmer que même les élections démocratiques ne peuvent pas sauver le Congo ? Nous devons être sincères avec nous-mêmes pour reconnaître qu’une bonne partie d’entre-nous Congolais n’est pas à mesure de dépasser les pesanteurs tribales et ethniques pour exprimer un choix qui profite plus à la nation qu’à la tribu, au clan ou à l’ethnie.  
Le culte aveugle de la personnalité coule encore dans nos veines, cela n’est qu’une conséquence culturelle et un résultat d’un peuple clochardisé. En vérité plus de trente ans de dictature au cours desquelles des générations entières ont vu leurs êtres imbibés de mobutisme et leurs raisonnements désorientés ne peuvent s’effacer de la mémoire collective d’un seul coup. Il faut non seulement du temps mais aussi des hommes à même de le faire. 
 
Combien de fois n’a –t- on pas vu des Congolais esquisser des pas de danses pour ceux qui ont enterré des Congolais vivants, combien de fois n’a -t- on pas regardé des Congolaises étendre leurs pagnes pour que ceux qui ont consommé crue la chaire des Congolais puissent marcher dessus, combien de fois n’a-t-on pas entendu des Congolais chanter pour ceux qui bloquent leurs salaires pendant que des folles dépenses sont effectuées couramment, combien de fois… et combien de fois encore…  
 
L’attitude du peuple Congolais qui consiste à marier n’importe quelle cause pourvu que cela vienne de quelqu’un du même clan, de la même tribu ou de la même ethnie fausse la donne du jeu politique d’autant plus que les dirigeants ont une liberté d’action sans garde-fou alors que l’opinion publique aurait dû en être un. Nous devons, me semble –t- il, redéfinir la démocratie à notre manière, elle ne doit plus être l’expression d’un choix libre mais aussi d’un choix moral. C’est à ce niveau que nous pouvons positivement nous démarquer de la démocratie occidentale qui commence à prendre une courbure dangereuse en admettant tout ou presque, au nom de la liberté.  
 
Nous ne devons pas nous demander l’état d’âme du Congolais qui caresse la main du bourreau qui porte encore frais le sang de victimes Congolaises mais par contre nous devons d’abord constater l’inexistence d’un leadership dynamique et dans lequel le peuple se retrouve pour qu’il éclaire le chemin combien ténébreux qui est devant nous. La nouveauté de ce leadership n’est pas dans le nombre d’accords qu’on conclue avec le pouvoir afin d’avoir une plage d’autorité ou dans la force des alliances passées avec les rebelles,mais la nouveauté est dans la capacité à incarner et incruster dans le mental collectif un ensemble de valeurs qui peuvent aider à jeter les bases d’une démocratie dont les soubassements sont la liberté et les valeurs morales.  
 
S’il vous plaît, sauver le Congo ce n’est pas organiser des élections démocratiques, loin de là. Par contre sauver le Congo , c’est l’émergence d’un nouveau leadership dont la vie et les actes constituent un ouvrage vivant où le peuple Congolais peut s’inspirer avant de poser tout acte qui engage la nation. Ce raisonnement peut paraître dangereux mais l’histoire est là pour en démontrer le bien fondé. En effet, le garant de la démocratie dans un pays, c’est le peuple lui-même , ce n’est pas un individu , un groupe d’individus ou même la communauté internationale. 
 
Les fondements de cette démocratie ne peuvent résister aux secousses que quand le choix du peuple s’est porté sur des personnes qui peuvent ignorer leurs tribus et se passer de leur clan pour ne considérer que l’intérêt suprême de la communauté. Or , force est de constater que la tribu , le clan et l’ethnie constituent un champ magnétique si puissant que même les intellectuels ne sont pas à mesure d’y échapper avec la lumière de la raison dont ils peuvent se vanter. La conséquence cartésienne de cette logique c’est que le peuple Congolais va se choisir des leaders en fonction du “ cordons tribal ” qui lie chacun à son candidat et au bout du compte , la classe politique ne sera constituée que des leaders dont l’unité de mesure n’est pas la satisfaction des intérêts généraux. C’est en cela que j’affirme que ce ne sont pas les élections qui peuvent sauver ou changer le Congo. Le choix fait sur base du “ cordon tribal ” amènera la tribalisation et la confiscation du pouvoir ainsi que la gabegie financière au profit de la tribu. Ce qui créera certainement des frustrations qui à la longue pourront pousser d’autres à la rébellion. Et ainsi le cercle vicieux sera établit.  
 
Au- delà de l’équation ethnico- tribale qui demeure insoluble pour la réalisation d’une véritable démocratie répondant aux besoins congolais, le jeu démocratique est aussi faussé par la pauvreté criante des congolais. Quand les statistiques indiquent que plus de 80 pour-cent des congolais vivent avec moins de 1 dollar par jour, quelle liberté mentale peut –on accorder à une telle personne afin de réaliser un choix objectif, morale et utile à toute la société pendant que la bourgeoisie comprador a déjà lancé des hameçons au bout desquels pendent quelques billets de franc congolais et qui certainement, seront mordus ? 
 
Il nous faudrait comprendre que la démocratie, la véritable alors, n’est pas seulement une question d’élections libres et transparentes. L’économie joue un rôle primordial dans l’exercice démocratique car , autant on ne peut parler de démocratie là où on contraint les électeurs à voter pour tel ou tel candidat et qu’il n’y a pas de liberté , autant on ne peut parler de démocratie là où le pouvoir économique du peuple est presque nul à tel point que le peuple est prêt à succomber devant toute sollicitation. La démocratie qu’on nous impose, nous autres pays africains, c’est une démocratie dont les résultats sont déjà connus d’avance. Que la communauté internationale ne calme pas sa conscience en déléguant quelques observateurs afin de garantir le bon déroulement des élections, Aussi elle doit s’assurer de la suffisance du pouvoir économique du peuple. Cet aspect , le moins considéré , est aussi important. Oui la faiblesse du pouvoir d’achat peut atteindre un seuil où il devient concrètement une absence de liberté et dans ces conditions on ne peut prétendre établir une véritable démocratie. Que la communauté internationale sache qu’il n’y a pas que la liberté de mouvement qui compte, la misère a atteint un degré si haut que même la liberté économique est un facteur à prendre en compte. Autrement dit la République Démocratique Congo , en particulier , et les pays africains en général ont besoin d’une double liberté ; liberté physique et liberté économique. Les deux libertés réunies constituent les ailes de la démocratie. La seule liberté de mouvement qu’ obtient difficilement lors des élections dans nos pays africains ne peut propulser nos Etats vers les horizons démocratiques. Aussi longtemps qu’il n’y aura pas de liberté économique le peuple ne pourra jamais être l’unique garant de la démocratie. 
 
La conscience du peuple est encore au niveau de l’eau d’un ruisseau à laquelle on a toute la facilité d’imposer une direction , bonne ou mauvaise , l’eau empruntera le chemin. c’est ainsi que l’on voit la population chanter et danser pour ceux qui ont mis le Congo à feu et à sang pourvu qu’il perçoive un polo ou quelques billets . Mais lorsque cette conscience en arrive au niveau de l’eau de l’océan , aucun individu ne peut lui imposer une quelconque direction , c’est plutôt lui qui imprime son mouvement. C’est à ce niveau que le peuple devient le véritable garant de la démocratie. A ce niveau ni la communauté internationale, ni les pays voisins , ni un groupement donné ne peut se donner le luxe d’imposer une orientation quelconque à la nation. Comment le peuple peut-il atteindre ce niveau ? c’est avec l’émergence d’un nouveau leadership. Il y a des individus qui sont porteurs d’une lumière destinée à éclairer la communauté et à réduire à néant les zones d’ombres qui tiennent toujours captif le mental collectif Congolais. Pour la République Sud - Africaine il a fallu un Mandela , pour les Etats –Unis il a fallu un Georges Washington , pour le Congo il y a eu Lumumba dont la courte durée de vie ne lui a pas permis d’élever suffisamment la conscience collective afin de la faire échapper à la pesanteur des forces négatives dominant le raisonnement communautaire du Congo. En effet le plus grand mal que le système mobutien ait commis au congo , ce ne sont pas les milliards qu’il a détournés et placés dans des banques étrangères , ni les innombrables victimes de son régime mais c’est l’anéantissement de la conscience collective. Ce qui a pour conséquence l’inefficacité de l’implication pratique du peuple dans le jeu démocratique et la perte du sens de révendication à tous les niveaux sociaux. 
 
D’où la nécessité de conscientiser le peuple , d’élever le niveau de la conscience collective car c’est elle la ceinture de sécurité de toute démocratie. Mais en attendant, on ne peut laisser une liberté maximale à ceux qui dirigent aujourd’hui. Il ya lieu d’élaborer un mécanisme permettant à ceux qui sont au pouvoir de ne pas ignorer les aspirations profondes du peuple. 
Le mécanisme dont question est le suivant ; au mandat de chaque dirigeant politique est lié une obligation de résultat. Lorsque cette obligation n’est pas remplie à la fin du mandat , le dirigeant politique n’a plus le droit de se représenter pour avoir un nouveau mandat à ce même poste. 
Les obligations sont liées ; à la réduction du chômage, au renforcement du pouvoir d’achat du peuple, à la réduction du taux d’analphabétisme, à l’augmentation du taux d’accessibilité aux soins publics, … Ces obligations sont concrètes et mathématiques afin d’éviter tout mal entendu. De la sorte c’est la satisfaction à ces aspirations sociales qui peut constituer une ligne rouge infranchissable par les hommes politiques. 
 
C’est dans cet élan que le peuple pourra comprendre que c’est de lui que doivent provenir les principes directeurs qui gérent la societé pour son bien –être. Et une fois qu’il a compris cela lui-même sera prêt à s’affirmer et à défendre son devenir.  
 
ROBERT YANDA 
 
 
 
 
 
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Modifié en dernier lieu le 15.12.2004
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