ARK NETWORK reference.ch · populus.ch    
 
  
CONSCIENCE CONGOLAISE 
 
 
Rubriques

Liens

 Home  | Livre d'Or  | Album-Photo  | Contact

LE MENTAL CONGOLAIS

 
IDENTITE 
 
Depuis plus d’une décenie,année après année,la République Démocratique du Congo a entamé sa transition.Celle-ci a fait couler tant d’encres,tant de salives,tant de sangs. 
 
La transition,en termes simples c’est l’étape qui sépare deux situations distinctes ou deux états distincts.C’est cette étape intérmédiaire qu’on appelle transition. 
 
Toute transition,dans l’univers scientifique ou autre s’effectue avec une transformation identitaire du sujet, objet de transition. 
 
Ce n’est que quand la chénille aura perdu son identité de chenille pendant la métamorphose que le papillon se sera formé. 
 
Aujourd’hui, plus que jamais le peuple congolais est appelé à apprécier objectivement son identité en tant que metteur en scène de son propre destin. Cet exercice vaut la peine car il en va de notre sort en tant que nation,en tant que peuple. 
 
Comme on ne peut attendre un lézard de la mue d’un serpent,aussi on ne peut attendre la venue d’une société prospère d’une transition sans transformation appréciable de notre identité.  
 
Cela peut étonner plus d’un, mais il en est ainsi ; la réussite de la transition ne doit pas s’apprécier par rapport à la tenue dea élections, aussi libres soient-elles. 
 
La première réussite d’une transition c’est d’abord la véritable transformation identitaire du sujet soumis à la transition. 
 
En vérité, partout où s’annonce une transition quelconque,cela n’est que l’aboutissement d’un désir de changement,c’est aussi et surtout la traduction d’une crise identitaire. 
 
Autrement dit,on peut rémuer ciel et terre et parvenir à tenir des élections ave un minimum de démocratie, Mais si la crise identitaire que nous avons reconnu en nous depuis plus d’une décenie n’est pas résolue, la République Démocratique du Congo restera toujours à la case de départ. 
 
La longue transition politique que notre pays connaît est un signe fort de la nécéssité que nous avons d’acquérir une nouvelle identité.Cette nécéssité est perçue sous deux angles ;celle du leadership politique et celle du peuple. 
 
1.Du leadership politique  
 
Des années90 à ce jour, le Congo démocratique a connu une multitude de leaders politiques. La meilleure façon d’apprécier l’acquisition d’une nouvelle identité par la classe politique congolaise ou du leadership congolais c’est celle de comparer sa vie politique avec celle de la classe politique de la deuxième République. 
Dans cette démarche la transition congolaise peut être subdivisées en deux grandes parties ; 
-De 1990 à 1997 
-De 1997 à nos jours 
 
 
1.De 1990 à 1977 
 
Cette première période de la transition congolaise va du 24 avril 1990 au 17 mai 1997. 
Cette période est marquée par une effervescence spectaculaire de la classe politique. 
Il y a lieu de signaler qu’une bonne partie des leaders politiques de cette période vient de la deuxième République avec tout ce qu’elle a eu comme anti valeurs ; corruption, trafic d’influence, assassinat politique, trahison, empoisonnement, enlèvement,… 
 
Cette classe politique s’est coincée entre,d’une part le désir populaire de changement et sa volonté intraitable de se maintenir au pouvoir et d’autre part,pour certains un désir absolu d’acceder au pouvoir même au prix du mépris de la confiance du peuple. 
 
Du paradoxe entre le désir populaire du changement et la volonté intraitable de MOBUTU et de ses acolytes de demeurer aux commandes a résulté l’usure pronfonde du pouvoir ayant abouti é la chute du régime. 
 
La classe politique d’alors n’avait pas perçu l’écho du peuple de se doter d’un leadership politique ayant acquis une nouvelle identité, ayant intégrée en elle-même d’autres valeurs que celles de la deuxième République. 
 
2.De 1977 à nos jours 
 
Cette période a connu deux phases ; 
-Du 17 mai 1997 au 2 août 1998 
-Du 02 août 1998 à nos jours 
 
a.Du 17 mai 1997 au 2 août 1998 
 
Rapidement après la chute de Mobutu le congolais a assisté, effaré à l’émergence d’un nouveau leadership s’attribuant le nom de libérateur.ce nouveau leadership a annoncé sa volonté d’œuvrer à l’établissement d’une classe politique exemplaire et digne de s’attirer toute l’espérance d’un peuple avili. 
 
C’est ainsi qu’elle s’est efforcée de tout changer dès son arrivée ;hymne national,drapeau,armoiries,monnaie,nom du pays,…Tout le décor était posé pour démontrer,à qui pouvait en douter encore, la réalité du changement.Mais petit à petit,les tares de la deuxième république ont commencé à se manifester comme pour accuser les dirigeants que le changement n’était que d’apparence. 
 
Les pratiques de la deuxième République ont élu domicile ;détournement des fonds publics,confiscation des libértés publiques,corruption,…L’ensemble de ces maux lié aux paradoxes internes à l’AFDL(Mouvement politico-militaire dont les piliers étaient des rwandais et des ougandais) constituait un fond mouvant pour le pouvoir en place.L’éclatement qui était prévisible arriva le 02/08/1998, l’identité du leader politique congolais quant à elle n’avait subi aucune transformation. 
 
 
 
 
b.Du 02 août 1998 à nos jours 
 
Depuis la date du 02/08/1998, La RDC connut une suite de rébellion soutenue depuis l’exterieur notamment par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. 
Les différents mouvements rebelles se sont accompagnées avec un élargissement remarquable du leadership politique . 
 
Outre une montée en flèche des jeunes leaders politiques,on a assisté à une infiltration sans difficulté des leaders politiques des années 1990-1997,partis en exil à la suite de la chute de Mobutu dans divers mouvements rebelles et même au sein du pouvoir en place d’alors. 
 
La question que nous sommes en droit de nous poser est celle de savoir si l’identité du leader politique congolais a changé durant toute cette transition et à travers tout ce que le congo a connu comme évenements. 
 
Il est décevant de constater que le politique congolais a perçu la transition comme une opportunité de conquête ou de conservation du pouvoir plutôt qu’un appel solennel à une propre remise en question. D’où l’absence même d’une transformation notable dans son chef . Pour preuve lorsque le dirigeant de la deuxième République à légué une dette extérieure de 14 milliards de dollars à la postérité le dirigeant de la transition a , quant à lui orchestré le pillage des richesses naturelles d’une valeur de 15 milliards de dollars.  
 
Si l’échiquier politique congolais s’est enrichi avec l’arrivée de nouveaux leaders depuis le début de la transition,elle ne s’est pas par contre enrichie en termes de valeurs nobles, fondement de toute vie politique .  
D’où la nécessité d’élaborer un cadre défini ( Code du Dirigeant congolais ) dans lequel le dirigeant congolais aura à se mouvoir sans outrepasser les limites du tolérable.  
 
2.Identité du peuple 
 
« On peut tromper une partie du peuple pendant tout le temps, on peut tromper tout le peuple pendant une partie du temps, Mais on ne peut jamais tromper tout le peuple pendant tout le temps » 
 
Le peuple congolais a été abusé durant longtemps par sa classe politique,ou plutôt,le peuple s’est laissé abusé.Raison pour laquelle il doit aussi se remettre en question. 
 
L’identité du peuple congolais, à l’aube des élections où nous sommes a-t-elle été transformée ?  
 
A la lecture des évenéments majeurs ayant caractérisés la transition force est de constater que le peuple congolais n’est plus le même. 
 
Si pendant la deuxième République il était passif, sans influence réelle sur l’agir du politique congolais,durant cette transition nous l’avons vu,déterminé comme un seul homme,dire non aux évènements ou aux actes politiques qui bafouent ses intérês légitimes. 
 
Pour ne citer que quelques uns ;La marche des chrétiens du 16 février 1992,différentes marches organisées contre la guerre de l’Est, differentes manifestations organisées à travers tout le Congo pour s’opposer à la prise de la ville de Bukavu par N’kunda Batware et Mutebusi,… 
 
Au délà de toute violence à condamner liée à ces manifestations, il faut reconnaître la détermination du peuple congolais de s’assumer. La spontanéité de ces faits en est la preuve. 
 
Malgré quelques tares surtout liées à la misère observées par-ci par-là, le congolais au fil de la transition a sensiblement aiguisé son sens critique et n’est plus dupe. 
 
Oui la longue transition aura quand même servi car désormais le congolais sait différencier le faux du vrai.Et lorsque le politicien congolais s’évertue à distribuer des polos à son effigie,des poissons chinghards,de l’argent pour acheter la conscience du peuple,plusieurs congolais affirment ; « tozolia mbongo na bango,toko vote bango te ».Si seulement cela est vrai, les véreux politiciens se seront donc pris à leur propre piège. 
 
C’est ici où il faut souligner et apprécier le travail remarquable de l’Eglise Catholique qui réveille continuellement la conscience du peuple par des séminaires,des conférences,des rappels au cours du culte,… 
L’exemple est donné aux autres confessions religieuses de répondre à ce besoin social de conscientisation. 
 
La peur c’est la seule prison qui puisse contenir tout un peuple. Petit à petit le peuple congolais s’en est libéré.Elle ne fait plus partie de son identidé. 
 
Plus qu’à toute autre époque de notre histoire se pose aujourd’hui la question de la nationalité.Cela est aussi un signe fort de notre crise identitaire.Cette question doit être abordée avec un minimum de passion et un maximum d’attention car sans l’un on tombera dans l’extrémisme et l’exclusion et sans l’autre on perdra notre droit à l’autodétermination . 
La double nationalité proposée aux congolais est elle opportune ? 
 
Le contexte dans lequel se retrouve la RDC en tant que nation,en tant que Etat ne lui autorise pas d’opter pour une double nationalité. 
 
En tant que Nation 
 
La République Démocratique du Congo qui est entrain de se reconstituer de ses cendres a besoin de consolider le sentiment de nationalisme mis à dure épreuve par la longue guerre de l’Est. Faces aux menaces ouvertes de certains pays voisins et à leur prétentions non élucidées, l’unique nationalité demeure un gage inébranlable de la nation congolaise. 
 
En tant que Etat 
 
L’Etat congolais n’a pas encore établi son autorité sur l’ensemble du territoire national. 
Et même les territoires où il exerce tant soit peu son autorité,il ne dispose pas d’une étude démographique définie pouvant établir le nombre de la population,le nombre des étrangers vivant au Congo.En plus une bonne partie de la population vit sans pièce d’identité fiable.Nombreux sont ceux qui utilisent des pièces scolaires ou académiques comme pièce d’identité. 
Qui peut aujourd’hui dans l’administration congolaise dire le nombre des angolais,des ouest africains,des libanais,des ougandais,des congolais d’en face,… vivant au Congo démocratique ? 
A vrai dire , personne. 
Comment peut-on alors sans une politique d’immigration valable instaurer la double nationalité au Congo. 
 
Puisqu’il faut dire vrai,si déjà aujourd’hui,sans une double nationalité,l’influence de certains pays limitrophes de la RDC gêne l’autonomie politique congolaise,combien grande et néfaste sera-t-elle avec ce système ? 
 
C’est avec juste valeur qu’il faut apprécier les recommandations de la diaspora congolaise concernant la double nationalité. Celle-ci peut permettre à la RDC de profiter d’innombrables compétences évoluant à l’étranger mais dont le sang est congolais, mais aussi elle peut être le catalyseur d’une interférence politique à même d’aliener le politique congolais. 
 
Eu égard à tous ces faits,qu’on reconnaisse au peuple congolais le droit de réserve. 
Dés lors, l’exclusivité de la nationalité congolaise doit être entendue comme une mesure de protection d’intérêts vitaux de la RDC.Elle peut, avec le changement du contexte être levée. 
 
Aussi, la double nationalité n’est pas une question essentiellement juridique comme on a tendance à le croire.C’est de l’état d’esprit du peuple que tout doit partir. 
 
Lorsque François Mitterand reconnaissait qu’en son temps les français n’étaient pas préparés au vote des étrangers en France,cela n’a constitué ni extremisme ni exclusion. 
Reconnaître aujourd’hui que le congolais n’est pas prêt à accepter le double nationalité ne sera aussi ni extremisme ni exclusion. 
 
Enfin,durant cette transition s’est posée avec acuité le problème des minorités éthniques.Tout cela relève de la crise identitaire.Le peule congolais doit lui même d’abord agir dans la totalité de ses particularités.Toute la crise identitaire des minorités trouve son comble lorsque ces minorités se retrouvent pris en otage dans une instrumentalisation de la part de certains pays qui en font des tentacules prolongeant dans une certaine mesure leur zone d’influence . 
 
Nous devons apprendre à nous redéfinir en considérant ce que nous avons de nous-mémes,en nous mêmes,même dans les moindres détails. 
 
C’est par la redéfinition de nous même qu’on aura la paix de tous.Nous devons apprendre a intégrer l’autre dans la définition de nous-même en tant que peuple. 
 
Aux minorités aussi de savoir que ce n’est pas par le recours ou l’appui sur l’extérieur qu’on peut assurer l’intégration. C’est plutôt lorsqu’elles s’impliquent dans la redéfinition identitaire globale et inscrivent leurs actes au registre des intérets de la communauté et non le contraire.C’est de là qu’elle aussi aura la paix. 
 
Que vive la République Démocratique du Congo 
Que Dieu bénisse le Congo Démocratique. 
 
ROBERT YANDA 
 
 
 
 
 
 
 
CHANGEONS LE CONGO 
 
 
 
 
 
Depuis l’accession à l’indépendance de la République Démocratique du Congo, la société congolaise a connu moult changements mais dont aucun n’a pu la transformer positivement, ouvrir de la sorte une nouvelle ère de bonheur et de prospérité.  
Cet état de chose doit nous pousser à comprendre le processus même du changement qui peut aboutir à l’épanouissement intégral de notre société.  

Schématiquement le changement peut arriver de deux manières dans une société ; par des nouvelles idées ou par la force. 
 
1° LE CHANGEMENT PAR LES IDÉES : 
 
L’introduction de nouvelles idées peut aboutir à l’avénement d’une nouvelle ère dans une société. En effet, les chances de la réalisation du changement dans une société sont proportionnelles à la portion de la population ayant assimilé les idées de changement. Un tel changement on ne peut ni l’empêcher ni le contrôler. Une fois qu’une bonne partie de la population a assimilé ces nouvelles idées, le changement devient irréversible. C’est le cas de la révolution française ; les notions de la liberté ou de l’égalité sont ancrées dans la pensée française à tel point qu’on ne peut les déraciner. Le changement qui arrive par les idées populaires c’est lui qui démeure, qui porte des fruits qui résistent longtemps et dont la société entière apprécient la saveur. 
 
2° LE CHANGEMENT PAR LA FORCE : 
 
Une société peut connaître le changement par la force, c’est-à-dire le recours à la violence. En réalité, Il y a ici aussi des nouvelles idées mais dont la non-assimilation par la masse oblige leurs auteurs à recourir aux armes ou à la force. Mais force est de constater qu’un tel changement ne s’inscrit souvent pas dans la durée comme le changement par les idées. 
 
L’exemple le plus frappant est celui du communisme ; l’idée de la propriété collective, de l’absence de l’intérêt particulier ou de l’initiative privée a été imposée et maintenue de force. Les fruits d’un tel changement ne durent pas car la valeur d’un changement n’est pas la force avec laquelle il est imposé mais la facilité avec laquelle les nouvelles idées véhiculées marient la pensée collective. 
 
Les grands changements qui ont marqué l’histoire de l’humanité n’ont jamais été apporté par la violence quand bien même celle-ci est de fois importante dans l’histoire. Les grands mouvements religieux qui dominent le monde et en fonction desquels certaines idéologies qui sous tendent l’action des hommes politiques sont conçues ne se sont pas propagés par la violence. Bien au contraire, ces mouvement ont croisé la violence ou la force sur leur chemin mais comme les idées font souvent route ensemble avec le temps, contrairement à la force qui elle avance souvent en sens contraire, ils ont traversés des époques comme l’eau pénètre le sol.  
 
Le changement résultant de la force crée des hybrides sociaux c’est –à-dire des personnes qui flattent le pouvoir en place tout cherchant à plaire au peuple sans réaliser la volonté populaire. Ce changement est dangeureux car quand il vous donne la liberté physique c’est que vous êtes prisonnier mental.  
 
Mais il convient de souligner que la force n’est pas l’ennemie des idées dans la transformation d’une société, elle doit plutôt être considérée comme une chienne sauvage qu’il faut apprivoiser et dresser pour la garde des brebis, donc des idées. C’est alors qu’on pourra parler de la force du Droit et non du Droit de la force. En vérité lorsque l’action commune vient au secours des idées collectives c’est la révolution. Il ya révolution lorsque le peuple animé d’idées de changement passe de lui-même à l’action pour transformer la société et établir un nouvel ordre social dont lui-même est le garant. La révolution est d’abord question d’une prédisposition mentale. Pour qu’il y ait révolution il faut que l’idée de changement hante un grand nombre d’esprits dans la société.  
 
Lorsque le besoin de changement n’est pas une aspiration profonde et non négociable d’un peuple toute la bonne volonté qu’un leader ou un groupe d’hommes pourra avoir pour transformer cette société finira par l’isoler face à l’immobilisme collectif. Le changement qu’on attend, arrive souvent, mais il arrive sous une forme ou une autre tandis que le changement qu’on entreprend arrive toujours et il arrive dans la forme voulue. Il ya des changements qui n’interviennent dans une société donnée que par l’arrivée d’une révolution, il y a des valeurs qui ne peuvent démeurer dans la mémoire collective que lorsqu’elles sont soufflées par le vent d’une révolution.  
La Révolution française de 1789 est l’exemple typique à ce sujet.  
Les Droits de l’homme sur lesquels les Nations Unies se fondent aujourd’hui sont un acquis incontestable de la Révolution française. Nulle -t- était cette Révolution qu’est-ce qui prouve aujourd’hui que la société française aurait pu se fonder sur ces valeurs nobles, les garder dans la mémoire collective et les transmettre à toute l’humanité ? Rien.  
Il a donc fallu cette révolution à la France et même à l’humanité.  
 
 
 
Pour dire vrai, de tous les changements intervenus en République Démocratique du Congo depuis 1960 aucun n’a vraiment pour auteur et acteur le peuple en dehors de la Conférence Nationale Souveraine. Seule cette instance a pu mobiliser les Congolais comme un seul homme face à son destin. 
Le reste, y compris les accords de Lusaka, de Sun City ou de Prétoria, n’est que mise en scène dont le peuple n’est pas l’auteur et dans lequel il est emporté de force ou par ruse. 
Dans tous ces événements il a été embarqué dans une entreprise dont il ignorait et ignore encore les agendas cachés. D’où sa déception en fin de compte. 
 
Comment alors changer le Congo ? 
Le seul changement qui puisse transformer fondamentalement et positivement le Congo n’est que celui qui vient du peuple lui-même. Le changement véritable n’est pas dans une ribambelle de programmes qui n’ont aucune portée pratique sur le vécu quotidien du congolais. 
Le changement au Congo passe par l’assimilation par le peuple congolais de l’idée même du changement.  
D’où la nécessité de définir et de diffuser l’idée ou les idées du changement à travers la population. Veut –t- on vraiment changer le Congo ? Parlons alors du changement aux Congolais à l’église, au marché, à l’université, dans le taxi, à la maison, à travers la musique, à l’école, dans des ouvrages, à travers des films, au théâtre, à la télévision, à la radio, dans des clubs, …et l’idée du changement envahira tout le Congo.  
Rends service à la nation congolaise en parlant du changement de ton pays. 
Ton service est certes petit mais il est comme cette goutte d’eau apparemment sans puissance mais qui fini par percer le plus dur des rochers à force d’y tomber.  
 
Quand tout un peuple assimile l’idée du changement l’effort pour déclencher la révolution est moindre et peut provenir de n’importe qui, n’importe quand et de n’importe quelle manière. 
 
 
ROBERT YANDA 
 
 
Tout droit réservé 
 
 
 

 

(c) robert yanda - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 9.10.2004
- Déjà 5555 visites sur ce site!